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Archives pour janvier 2012

« Protection des données: cela risque de chauffer! »

« La Commission européenne plaide pour le ‘droit d’être oublié’ », titrait récemment Data News. En effet, l’Europe a lancé mercredi dernier une proposition importante en vue de rendre (encore) plus strictes les règles européennes en matière de respect de la vie privée. La façon dont les entreprises collectent et utilisent les données personnelles, a changé radicalement en raison de l’évolution technologique et de la globalisation, selon l’Europe.

La nouvelle proposition que l’Europe présente, doit entre autres veiller à appliquer un ensemble unique de règles de confidentialité dans l’ensemble de l’Union européenne, mais aussi à ce que les individus exercent un contrôle plus poussé sur ce qui est fait avec leurs données personnelle sur internet, et à simplifier en outre les formalités administratives pour les entreprises qui utilisent les données personnelles. Si l’on ne peut à tout le moins pas douter des bonnes intentions de l’Europe, je souhaiterais en ce qui me concerne vous soumettre quelques observations à propos des règles proposées.

 

fotolia_13330387_xs Protection des données; Europe;droit à l'oubli;google;facebook;banque de données CRM;data tranfert agreement dans L'info mondiale et autres en images ou vidéos

L’Europe entend introduire un ‘droit à l’oubli’: les Google et Facebook de ce bas monde devront donc à l’avenir effacer définitivement toutes les données personnelles des utilisateurs (européens) sur simple demande de leur part. Le fait que l’Europe veuille prendre des mesures pour mieux protéger les individus, surtout les mineurs, sur internet, mérite évidemment des éloges. Je me pose cependant la question de savoir si ce droit à l’oubli est bien réaliste dans un monde, où l’information peut être copiée à la vitesse de lumière, puis déplacée d’un bout à l’autre de la Terre. Supposons que vous ayez supprimé une photo quelque peu gênante de votre compte Facebook, mais que cette photo continue d’être bien présente dans les résultats de recherche d’un moteur chinois. Vous aurez alors besoin de pas mal de moyens et de persévérance pour tenter d’imposer votre droit à l’oubli à ce moteur de recherche. Et même dans ce cas, je doute que la photo disparaisse réellement d’internet. Je crains que le droit à l’oubli ne donne à beaucoup un faux sentiment de sécurité et ne fasse en sorte qu’on se montre moins prudent avec les données personnelles sur internet.

Les entreprises seront contraintes « d’avouer » les incidents en matière de sécurité des données aux contrôleurs du respect de la vie privée et dans certains cas aussi aux individus, dont la vie privée a été menacée par tel ou tel incident. Si cette position semble défendable à première vue, les règles présentées sont formulées de manière si ample et vague qu’elles semblent s’appliquer non seulement aux incidents qui constituent réellement un risque pour la vie privée des personnes, mais aussi à ceux où le risque est inexistant ou tout au plus théorique. Supposons qu’un collaborateur du département comptable d’un fournisseur d’énergie ait par mégarde brièvement accès à la liste des clients résidentiels dans la banque de données CRM, alors qu’il ne dispose en fait pas des droits d’accès à cette dernière. Cette entreprise devra en principe alors déclarer l’incident dans les 24 heures (!) au contrôleur du respect de la vie privée en indiquant le nombre de clients qui ont été « victimes » de l’incident, qui assume la responsabilité du respect de la vie privée dans l’entreprise, quelles sont les conséquences de l’incident et quelles mesures l’entreprise a prises. Si le contrôleur estime que la banque de données CRM n’était pas suffisamment sécurisée, l’entreprise devra en outre communiquer l’incident aux clients concernés. Il me semble que la fin ne justifie ici pas les moyens.

Les règles proposées en matière de respect de la vie privée n’introduisent pas un assouplissement des obligations extrêmement strictes que l’Europe impose actuellement aux entreprises qui veulent partager les données personnelles avec des entreprises en dehors de l’UE. Prenons l’exemple de la multinationale ABC qui entend migrer toutes les données de son personnel de ses propres systèmes RH locaux vers le nuage et souhaite dans ce but faire appel au fournisseur indien de services SuperHR.com. Comme l’Europe estime que la législation indienne n’offre pas une protection suffisante des données personnelles, les filiales européennes d’ABC ne seront autorisées à migrer leurs données vers SuperHR.com en Inde qu’après avoir conclu un ‘data transfer agreement’ (DTA) avec SuperHR.com. Si ce DTA ne contient littéralement pas les clauses standards élaborées par l’Europe, il devra en outre d’abord être approuvé par le contrôleur compétent en matière de respect de la vie privée. Or en Belgique, ce genre d’approbation peut prendre des mois. Dans la pratique, j’observe que le budget et le timing de beaucoup de projets IT ne tiennent pas compte (ou insuffisamment) de cette problématique. Avec toutes les conséquences que cela implique.

Certaines entreprises ne sont pas conscientes des règles en matière de respect de la vie privée. D’autres – surtout les multinationales – constatent que le respect intégral de ces règles semble impossible en pratique ou exige des efforts exorbitants. En outre, la pratique démontre que la probabilité d’être pris est souvent limitée et que les sanctions sont en général relativement minimes. Il ne faut dès lors pas s’étonner que beaucoup d’entreprises ne respectent pas ou seulement en partie ces règles. L’Europe entend changer la donne en introduisant des sanctions très importantes pour les entreprises qui ne suivent pas les règles proposées. Un exemple: si une entreprise en Europe partage des données personnelles avec une entreprise non européenne sans prendre les mesures de confidentialité requises, elle risque à l’avenir une amende de pas moins de deux – vous lisez bien deux – pour cent de son chiffre d’affaires annuel.

Cela risque donc de chauffer.

Tom De Cordier

Tom-De-Cordier Tom De Cordier;avocat;Allen & Overy;droit ICT;privacy;IAPP

 

Tom De Cordier est avocat chez Allen & Overy. Il est spécialisé en droit ICT, externalisation (outsourcing), droit de confidentialité (privacy), droit des télécommunications et droit de propriété intellectuelle. Tom conseille régulièrement les entreprises en matière de ‘privacy compliance’. Il possède aussi une grande expérience dans le domaine de la négociation de contrats IT et d’externalisation, tant du côté des fournisseurs que de celui des leurs clients.

Tom De Cordier est membre de l’European Advisory Board de l’International Association of Privacy Professionals (IAPP).

« Un compositeur transforme sa cuisine en un synthétiseur musical »

Que fait un compositeur qui s’ennuie le week-end? Il fabrique un gigantesque synthétiseur avec ses ustensiles de cuisine pour créer de la musique, pardi!

Le compositeur Stephen J. Anderson qui, selon son site web, compose surtout de la musique de films, a utilisé les ustensiles de sa cuisine, comme des bols, des verres, des fourchettes, un fouet, un couvercle, une râpe pour produire du son. Dans la première partie de la vidéo qu’il a postée sur YouTube, l’on peut découvrir à quels éléments électroniques il a eu recours pour tirer des sonorités des ustensiles de cuisine.

La seconde partie du petit film montre comment Anderson et son assistant utilisent le synthétiseur pour exécuter une… œuvre musicale. Il parvient même à cuire un œuf tout en jouant avec les ustensiles, et à intégrer le son obtenu à sa composition. Pour créer ce bref fragment de musique, Anderson a mis toute sa cuisine sens dessus dessous. Mais tel est souvent le cas quand des hommes se hasardent dans une cuisine…

Image de prévisualisation YouTube

« Que sait Google sur moi ? »

Pour cibler sa publicité, Google dresse votre profil et détermine vos centres d’intérêt, votre tranche d’age et votre sexe. On le sait tous mais ce que vous ne saviez peut être pas, c’est qu’il était possible de consulter ces données et surtout de les supprimer ou de les modifier.

Si vous voulez voir par vous même ce que ça donne ou faire un peu de ménage, c’est par ici. J’imagine que certains auront de bonnes suprises…

 

« La filiale belge de Packard Bell démantelée »

Acer a démantelé les filiales belge et néerlandaise de Packard Bell. La marque continue cependant d’exister et est désormais entièrement intégrée à ‘Acer Group Benelux’.

Acer a connu une année difficile. Il y eut d’abord l’énorme surplus de PC chez les distributeurs suite à une erreur de management en matière de stocks, ce qui engendra une restructuration. Puis, l’on a eu droit au départ du CEO Gianfranco Lanci, ce qui entraîna le licenciement de nombreux membres de la haute direction. Et comme si cela ne suffisait pas, Acer sembla aussi souffrir dans notre pays de la concurrence interne de l’entreprise Packard Bell rachetée en 2007.

Pour mettre fin à cette cannibalisation, Acer a adapté la structure de ses filiales au Benelux. “Nous disposons à présent d’une seule organisation (Acer Group Benelux) et formons une équipe unique”, explique Marc Pauly, country manager. “Malheureusement, cela a eu comme conséquence que j’ai été forcé de supprimer un certain nombre de doubles emplois”, poursuit-il.

Concrètement, cela signifie que dans notre pays, 8 des 12 membres du personnel de Packard Bell ont dû s’en aller, y compris l’ex-country manager Ralph Van Lysebeth. Fin mars, la filiale belge située à Vilvorde sera définitivement fermée. L’entité juridique sera dissoute fin juin. La marque continuera toutefois d’exister, mais ne sera plus utilisée que pour la gamme des produits de base. Cette année, Acer entend avant tout redevenir rentable. Elle envisage de lancer aussi dans notre pays une nouvelle offensive en vue de conquérir le marché des PME.

« Elle remplace les personnages de tableaux célèbres par Barbie »

L’artiste Jocelyne Grivaud a réalisé une série de pastiches mettant en scène Barbie au sein de célèbres œuvres d’art, à l’occasion du 50e anniversaire de la poupée.

Jocelyne Grivaud a retrouvé son âme d’enfant à travers son travail intitulé « Barbie, ma muse« . L’artiste fan de la starlette en plastique l’a imaginée comme modèle au sein de célèbres œuvres d’art. Mise en scène dans « la jeune fille à la perle«  de Vermeer, incarnant Coco Chanel dans les années ou encore redessinée à la manière de Picasso, Barbie renaît dans notre esprit sous un nouveau jour.

« Ces pubs vous emmènent dans un monde surréaliste »

Auteur d’une œuvre photographique très personnelle, le photographe Davide Bellocchio met depuis maintenant quelques années tout son talent au service de nombreux annonceurs et publicitaires. Une manière pour l’artiste de faire se rejoindre l’art avec une démarche à caractère plus mercantile !

Photographe italien basé à Milan, Davide Bellocchio, avant de d’exceller dans la photographie, a passé cinq ans en tant que directeur artistique à la tête d’une agence de publicité. Après cette expérience, l’homme s’est ensuite lancé en tant que photographe en créant son propre studio, puis en travaillant de manière indépendante. Connu et reconnu par la profession qui n’hésite pas à faire très souvent appel à lui, Davide Bellocchio a eu l’occasion de d’illustrer son savoir-faire à travers de nombreux et divers travaux de commande, tant pour L’Oréal, Kit Kat, la Fnac ou encore BMW.

Souvent définies par un sens fort du caractère et de la structure narrative,  les compositions de Davide Bellocchio reflètent les influences du photo-journalisme et du portrait auxquels qui l’artiste apporte une bonne dose de surréalisme. On ne sera pas surpris alors de trouver des personnages du XVIIIe siècle possédant en main une carte « adhérent Fnac », un dinosaure pixélisé réalisé avec des Lego, ou encore un sanglier juché sur un homme couché dans son lit! Autant de photographies déjantées qui font du travail de Davide Bellocchio une œuvre définitivement originale et singulière.

« Téléchargez et convertissez des vidéos YouTube avec DownVerter pour Ubuntu »

DownVerter est une application proposée pour Windows, Mac et Ubuntu (32 et 64 bits) qui permet aux utilisateurs de télécharger des vidéos (en haute définition – HD 1080/720) à partir de YouTube et de les convertir en mp3, mp4, 3gp, avi, mov, wmv pour PSP, Pocket PC, iPod, téléphone mobile, smartphone, etc.

Même si cette application n’est pas disponible en français, nul n’est besoin d’avoir fait de grandes écoles pour en comprendre le fonctionnement.

  1. Indiquez l’URL YouTube de la vidéo à télécharger,
  2. Choisissez le format de conversion,
  3. Téléchargez et convertissez.

Attention, DownVerter n’est pas disponible dans les dépôts Ubuntu: vous ne devez l’installer qu’en toute connaissance de cause.

Si vous souhaitez essayer cette application, rendez-vous sur le site de DownVerter afin de télécharger le fichier deb à lancer soit avec la logithèque Ubuntu, soit avec Gdebi.

Amusez-vous bien.

Merci à Claude Picot

« Twitter régule la Thaïlande approuve »

Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps avant de voir certains gouvernements accueillir favorablement la nouvelle politique de filtrage de contenu de Twitter.

En effet, c’est le gouvernement thaïlandais qui vient de communiquer publiquement sur l’accueil favorable qu’il observe à l’égard des changements opérés dans les conditions d’utilisation du réseau social Twitter. Un des représentants du gouvernement en charge des affaires numériques, Jeerawan Boonpern a confié au Bangkok Post que cette démarche était bienvenue et a tenu à ajouter que le gouvernement thaïlandais était déjà en coopération étroite avec les sociétés influentes du secteur de l’internet et qu’il prendra contact avec Twitter afin de débuter une coopération sur le long terme très prochainement.

C’est ce même gouvernement qui, l’an dernier, est entré en contact avec Facebook afin de demander la suppression de plus de 10 000 pages jugées contraires aux lois de lèse-majesté en vigueur dans le pays.

Ces lois servent à éviter toutes critiques envers le roi et sa famille et ont été à l’origine du blocage de YouTube en 2006.

La Thaïlande est bien connue en ce qui concerne sa politique de censure (à ce jour, ce sont plus de 200 vidéos qui ont été retirées de YouTube sur demande du gouvernement).


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